
Nous sommes le 23 janvier 1973, 5 ans après avoir foulé pour la première fois ses routes, le Rallye Monte-Carlo a une nouvelle fois prévu à son programme la fameuse spéciale de Burzet. Cette édition fera date…
(DepositPhotos & Car-Events)
Dans les années 1960, Grenoble est la ville privilégiée du Rallye Monte-Carlo, mais la tenue des Jeux olympiques d’hiver, début février 1968, impose à l’ACM (Automobile Club de Monaco, le club organisateur) de trouver une autre région attractive pour son rallye, programmé le mois avant. Ce sera en Ardèche ; assurément une bonne décision, puisque ce sera l’amorce de l’écriture de quelques-unes des plus belles pages de l’épreuve monégasque.
De 16 à 45 km
Parmi les spéciales sélectionnées en Ardèche, il y a celle de Burzet. Au début, ce tracé se limite à 16 km et relie le petit village de Burzet à Sagnes-et-Goudoulet. La grande boucle de 45 km sera instaurée 3 ans plus tard, par prolongation, jusqu’à 1400m d’altitude, via Bourlatier, le Col du Pranlet et son « autoroute » (D122) qui mène à Lachamp-Raphaël, avant de redescendre vers le village de départ par le bois de Cuze sur le Ray-Pic. Si d’autres variantes ont émaillé l’histoire du « Monte », ce fameux tour de 45 km reste incontestablement le plus marquant, le plus mythique.
La Burle
En 1973, l’ES de Burzet est programmée le 23 janvier en tant que 4e spéciale ; le premier concurrent doit en prendre le départ à la nuit tombante, très exactement à 17h11. Mais ça, c’était sans compter sur la météo…
Avec l’arrivée de la nuit, il y a surtout celle de la neige et d’une tempête qui rend rapidement les lieux impraticables. Les engins de dégagement entrent en action et libèrent la partie finale. Ce n’est que vers 17h45 que l’A110 de Bernard Darniche peut enfin s’élancer ; il ne le sait pas encore, ce sera pour l’enfer.
C’est qu’entre temps, la Burle s’est réveillée et déferle sur le Plateau ardéchois, après avoir remonté le couloir de la Vallée du Rhône. Le maître des lieux se déchaîne ; bourrasques et poudreuse s’approprient la région, amorçant ainsi un haut fait qui restera ancré dans les mémoires.
Hécatombe
Revenons sur le pilote Alpine, qui s’est enfin élancé dans la spéciale, mais qui peine – pour le moins ! – à distinguer la route… Pire, à plusieurs reprises, il percute les congères et perd énormément de temps à s’en dégager. La Fiat 124 Abarth de Björn Waldegård et Hans Thorszelius les rejoint alors et l’équipage suédois propose d’aider les Français en ouvrant la route, le coupé italien plus lourd franchissant plus facilement les congères. Reparti derrière Timo Mäkinen (Ford Escort RS 1600), qui vient de passer, le Suédois s’échauffe et à vouloir rattraper le Finlandais, il finit par plonger dans un trou ; il doit abandonner. Darniche, maintenant en seconde position sur la route, parvient à terminer la spéciale, mais il a perdu 10’00″ et tout espoir de bien figurer à l’arrivée. De son côté, arrivé au point-stop et incapable de freiner sa Lancia Fulvia HF, Sandro Munari vient… s’encastrer dans la Renault 12 de Jean Ragnotti. Mais tout ceci ne restera finalement qu’anecdotique…
Apocalypse et… manifestation
De son côté, l’Allemand Klaus Fritzinger part à la faute et plante sa Ford Capri RS 2600 n°45 dans un profond fossé ; Günther Schons, son équipier, ce qui nécessite l’intervention des secours. Dès lors interrompue, la course ne peut repartir qu’après 20h !
Mais sur les 270 partants, 140 sont désormais bloqués au départ par la neige ; incapables d’avancer ou de reculer. Par ailleurs, d’autres se retrouvent piégés là-haut, à plus de 1300m d’altitude. Après plusieurs heures, les organisateurs décident d’exclure tous ces équipages de la course ! Malgré les raisons avancées (la surveillance ne pouvant plus être assurée passé un certain délai), la décision est très contestée, et une bonne partie des exclus décident d’aller manifester et de bloquer la route du rallye à l’entrée de Digne-les-Bains.
Avec ses 650 clous par pneu, l’Alpine A110 de Jean-Claude-Andruet et « Biche » franchit les congères et signe un scratch mémorable en 38’10″ ! Deux jours plus tard, ce duo remporte, à Monaco, la plus grande et plus belle victoire de sa carrière.
A tout jamais, 1973 restera l’année de l’enfer de Burzet.

Organisé sous forme de simple balade en hommage au plus grand et au plus célèbre rallye du monde, ceci sans la moindre notion de compétition ou de vitesse, cet événement est le fruit d’une initiative privée. L’ACM (Automobile Club de Monaco), organisateur du Rallye Monte-Carlo, n’y est aucunement partie prenante. Rallye Monte-Carlo est une marque enregistrée par l’ACM ; l’utilisation de la marque Rallye Monte-Carlo a été permise gracieusement à Car-Events par l’ACM.
Concept RALLY TRIBUTE…
– Le Rallye Monte-Carlo pour tous à budget réduit ;
– Balade ludique, immersive et commémorative sans la moindre notion de compétition, de vitesse ou de temps ;
– Immersion totale dans l’ambiance rallye :
- Sections Liaison (relient les Sections Hommage entre elles) ;
- Sections Hommage (tracés des spéciales du Monte-Carlo) ;
- Road-Book « boule-flèche métré » pour Section de Liaison (avec histoires, anecdotes…)
- Carnet de Notes (littéraires) pour Section Hommage (descriptif, dénivelé…) ;
– Dépaysement garanti, découverte de lieux fantastiques / emblématiques ;
Sur les traces de ce mythique rallye que Car-Events propose de vous emmener avec son RALLY TRIBUTE, vous vivrez assurément un séjour / périple qui restera longtemps ancré dans vos mémoires.

Renseignements : ICI